07 novembre

 
 

     Est-ce que je dois...

 

tout faire pour amener mon interlocuteur
à reconnaître que sa position 
n'est pas fondée?

 

m'épuiser à essayer 
de convaincre quelqu'un 
qu'il a tort?

 

m'habiller dans l'espoir de recueillir 
l'approbation des autres?

 

gaspiller mon énergie positive 
à lutter pour gagner
ou encore pour avoir raison?

 

me fatiguer à répandre des explications
et des excuses à tout bout de champ?


me sentir coupable, m'angoisser
et me bloquer en ressassant le passé?

 

me mettre martel en tête 
sous le prétexte que je réprouve
ce que j'ai pu faire 
à telle ou telle époque de mon existence?

 

faire l'impossible pour sortir vainqueur 
de chaque discussion?

m'amuser à impressionner les autres?

 
 

Puisqu'il ne sert à rien de pleurer sur le passé, 
ni de chercher à culpabiliser les autres 
en leur posant des questions aussi ineptes que -
pourquoi n'as-tu pas agi différemment? 
ou encore - n'as-tu pas honte?...
  

Je prends pour acquis
que ce qui est fait est fait,
et me ronger les sangs
n'y changera rien.

Puisqu'il est vain d'essayer 
de convaincre quelqu'un qu'il a tort,
 
je me contente d'exposer mon point de vue 
et d'écouter les autres 
en me disant que tout est bien, 
tout est parfait.
 

 

Puisque nous ne sommes pas obligés 
d'être tous du même avis,
 
je n'ai pas besoin de sortir vainqueur 
d'une discussion, 
ni d'amener mon interlocuteur 
à reconnaître que sa position n'est pas fondée.

 

Puisque je n'ai aucun pouvoir 
sur ce que peut penser ou dire 
telle ou telle personne,
 
je ne prête pas attention 
à ce qu'elle peut dire ou faire.  
Mon comportement respecte celle que je suis 
et je n'essaie pas de choquer personne, 
ni d'obtenir sa caution.  
Je passe outre le jugement 
que l'on porte sur mon comportement 
tout simplement 
parce que je n'en ai pas besoin 
et que cela ne m'est pas nécessaire.

 

Basant ma relation avec les autres 
sur le respect du droit qu'a chacun 
de prendre lui-même ses décisions, 

je travaille à ne pas obliger ceux que j'aime 
à se soumettre à une certaine échelle de valeurs, 
puisque de toute façon 
leurs besoins ne sont pas les miens.

 

Je n'ignore pas que je me heurterai toujours 
à une part de désapprobation,
 
j'essaie par contre
de vivre comme je le souhaite 
au lieu de toujours me plier aux impératifs des autres.

 

Je ne nie certes pas l'importance 
que la société peut avoir dans ma vie,
 
c'est cependant avec respect 
que je refuse qu'elle me régisse en tout et pour tout. 
Je ne me révolte pas à tous propos 
et je me fie à mon intuition 
pour savoir quand il me faut passer outre 
afin d'agir raisonnablement et avec lucidité.

 

Et puisque je répugne à me torturer
pour des choses à venir
et sur lesquelles je ne puis rien,
et que de toute façon
«à chaque jour suffit sa peine»,

je préfère focusser sur l'instant présent
et butiner le bon-heur au jour le jour, à chaque heure.

 
 Le bonheur... 
à la bonne heure!
Être amoureuse de la Vie,
la dévorer à belles dents
et en tirer toutes les joies possibles
est un bel objectif à atteindre...
 
«That's Life» Frank Sinatra