06 octobre 
 

Je voyais bien, étant plus jeune, 
que nous vivions tous à peu près les mêmes choses: 
naître, grandir 
et franchir différentes étapes 
dans l'amour ou la souffrance,
être heureux ou malheureux, 
et mourir.  
Je me souviens avoir longtemps pensé 
que ça n'avait aucun sens de souffrir pour naître, 
de souffrir pour vivre 
et de souffrir pour mourir.

J'essayais de comprendre
car on m'avait bien dit 
que chaque personne est unique.
 
Et j'ai trouvé!
 
 
J'ai trouvé ce qui nous différentie tous, 
les uns des autres.
 
C'est notre façon 
d'envisager toutes ces expériences
et d'en comprendre le sens.
 
J'ai réalisé que cela avait rapport
avec une question d'attitude
et d'ouverture d'esprit.
 
 
Quelqu'un me disait justement la semaine dernière
que l'esprit était comme un parachute...
pour bien remplir la fonction pour laquelle il a été conçu,
il lui faut être grand ouvert!  

J'ai compris en fait, 
que tout dépend du regard 
que je porte sur la vie 
et que c'est à moi de décider 
ce que je veux bien en faire.  
Il m'est également bien inutile 
de blâmer qui que ce soit 
pour ce qui m'arrive 
car j'en suis la seule 
et unique responsable.

 
 
Il me faut donc commencer
par rapatrier mon territoire,
re-conquérir mon autonomie. 
 
Aujourd'hui,
je fais tout ce que je peux
pour m'accepter entièrement telle que je suis, 
pour accepter l'autre entièrement, tel qu'il est;
je suis libre de vivre une relation honnête
avec moi-même et avec l'autre.
Si je suis qui je suis parce que je suis moi.
Et que tu es qui tu es parce que tu es toi,
Alors je suis et tu es.
 
Mais si je suis qui je suis 
parce que tu es qui tu es 
Et que tu es qui tu es 
parce que je suis qui je suis,
Alors je n'existe pas 
et toi non plus.
   
                                                                                         Rabbin Mendel
 

«The Woman in Me» Shania Twain