C'est dans les moments de doute et d'incertitude,
comme lorsque je suis en pleine tempête,
que je dois faire confiance.
Peu importe la couleur du tapis,
la Vie déroule son chemin qui lui,
est parsemé d'instants aisés, voire même agréables,
et de moments laborieux,
parfois même quasi impraticables.
Comme il est naturel de se laisser porter
par les joies et les douceurs
(douces heures) de la vie,
il est parfois plus malaisé
de traverser certains passages
auxquels cas la peur et la panique prennent forme,
laissant place à l'angoisse,
puis au doute et au désespoir.
Fatiguée, aux prises avec des problèmes de santé,
j'ai tendance au découragement, à me laisser aller...
Tendue, ces difficultés rencontrées au travail
ne sont rien pour me remonter le moral...
Épuisée, voire même surchargée,
la moindre contrariété,
une nuit blanche avec le petit dernier,
des problèmes avec mon ado,
cette discussion avec mon bien-aimé,
les planchers à laver,
ces vêtements à plier ou à repasser,
et je me demande ce que j'ai à faire sur cette terre...
À chaque fois,
je me sens seule et abandonnée.
Je me dis «pourquoi moi?...»
pensant bien que la Nature m'a oubliée...
Je sais bien pourtant
que l'école de la vie est celle qui a le plus de tolérance...
que la sagesse s'acquiert par le vécu et l'expérience...
Je sais bien pourtant
que même derrière un ciel orageux
se cache toujours un ciel bleu...
que même après la nuit la plus noire
l'aurore viendra semer ses espoirs...
J'ai souvenir d'avoir eu peur,
j'ai appris à marcher, à nager.
J'ai souvenir d'avoir été paniquée,
j'ai appris à conduire.
Pourquoi n'apprendrais-je pas, cette fois,
à me conduire?...
N'est-il pas temps que j'apprenne enfin ma leçon?
Un tel bagage de connaissances et de souvenirs
n'est-il pas le meilleur passeport
pour que j'aie enfin confiance en moi?
De telles expériences sont là pour m'enseigner
qu'une puissance supérieure me guide.
À moi d'avancer en faisant mon possible
pour grandir et évoluer.
Parce que je m'aime.
Parce que la Vie m'aime.